La RSE, responsabilité sociale des entreprises, n’est pas un luxe. L’exemple des centres d’appels montre qu’elle est bénéfique tant pour l’image des entreprises que pour les conditions de travail des salariés.

Le LRS, label de responsabilité sociale, existe depuis 2005 et s’applique aux centres d’appels. Il est attribué aux entreprises du secteur qui répondent à des critères responsables et éthiques. Des critères stricts en matière de responsabilité sociale concernant les pratiques de ressources humaines, la politique de formation et les conditions de travail (temps de pause, qualité des postes de travail, respect des codes de déontologie…) doivent être atteints. Un cabinet indépendant audite les entreprises candidates au label. Un comité de labellisation composé d’acteur du secteur octroie ou non ce label.

Les entreprises cherchent à obtenir ce label en priorité pour des motifs publicitaires et commerciaux. Mais, en mettant en avant leur responsabilité sociale, elles s’engagent aussi dans un processus qui permet un dialogue social et des avancées concrètes pour les salariés des centres d’appels.

Ainsi, chez Téléperformance France, l’un des leaders sur le marché et sous-traitant du groupe AG2R, un accord sur le droit syndical a pu voir le jour. L’attribution du label a permis la signature d’un accord, avec des objectifs chiffrés, sur l’embauche de salariés handicapés également chez Téléperformance mais aussi chez The Phone House. Des négociations, notamment sur les conditions de travail, sont en cours et devraient prochainement aboutir dans d’autres entreprises du secteur.

Les centres d’appels du groupe AG2R évoluent. Et cette évolution ne se fait pas sans certaines tensions. L’efficacité n’est plus celle d’il y a quelques mois et  les conditions de travail se dégradent. C’est la raison pour laquelle le CHSCT et la direction avaient convenu du principe d’une expertise par un cabinet extérieur pour améliorer cette situation.
D’autre part, le groupe AG2R s’est engagé dans une démarche qui veut favoriser l’égalité des chances, en signant notamment une charte de la diversité.
Pourquoi le groupe AG2R ne s’engagerait-il pas vers une labellisation LRS ?
L’entreprise et les salariés des centres d’appels auront certainement à y gagner.