Ils sont cachés dans l’ombre d’activités aussi importantes que la restauration, le bâtiment, le nettoyage, le service aux particuliers…
Ils sont arrivés chez nous comme certains de nos parents ou grands-parents en voulant fuir la misère chez eux et travailler ici pour vivre tout simplement.
Ils sont souvent déclarés. Ils contribuent au financement de la protection sociale de tous. Ils paient des impôts et leur loyer.
Ils travaillent dur et gagnent peu.
Mais avoir un emploi ne les protège pas. Ils vivent au jour le jour avec la peur au ventre du contrôle policier qui brisera tous les efforts consentis.
Face à eux, les employeurs sous-traitants et les donneurs d’ordre connaissent leur situation. Ils en usent et en abusent. L’hypocrisie atteint là des sommets.

Qui sont-ils ? Les travailleurs sans papier.

La CFDT est aux cotés des ces salariés. Nous avons le devoir d’agir. Des militants et des équipes CFDT assument au quotidien leur défense individuelle et collective.
 La CFDT agit, avec d’autres syndicats et avec des associations, pour régulariser la situation de ces salariés sans papier, action d’autant plus difficile que le gouvernement refuse de fixer des critères justes, réalistes et objectifs.

Dans ce contexte, les récentes déclarations sur les mariages « gris » de M Besson, ses projets et ceux du ministère du travail qui amalgament travail non déclaré et immigration, l’instrumentalisation de la question de l’identité nationale à des fins électoralistes, sont autant de manœuvres dilatoires.
Ne soyons pas dupes, elles ont pour objectif d’éluder les vraies questions posées : celle de la dignité et du respect des droits de ces salariés.