Sept dirigeants de la banque Goldman Sachs ont été convoqués fin avril par une commission d’enquête du Senat américain.
Ce qui leur est reproché : avoir tiré profit et aggravé la crise du marché immobilier en 2007 et 2008 en concevant notamment des produits financiers « pourris ».
Le système était basé sur la vente de produits financiers adossés à des crédits immobiliers à risque. Bien entendu, les acheteurs n’étaient pas au courant du risque lié à ces produits. Mais pire, tout en vendant ces produits en faisant miroiter des profits importants, la banque Goldman Sachs aurait parié pour son propre compte sur leur chute. L’enquête a ainsi pu révéler que la banque a gagné 3,7 milliards de dollars en 2007 en pariant sur la baisse du marché immobilier américain. La banque a profité du fait que ses clients perdaient de l’argent.

Là, çà se passe aux Etats Unis. Mais la banque a procédé de la même manière en Europe, à l’échelle d’un pays.
Goldman Sachs a aidé Athènes à vendre sa dette en trichant sur ses comptes tout en spéculant sur la faillite du pays.

L’enquête du Senat américain devait démontrer l’urgence de réguler la finance américaine et internationale. Et c’est ce qu’elle a fait. Le problème c’est que dans le même temps le Senat a recalé la réforme de la Maison Blanche qui visait à encadrer les marchés.

Gaby Bonnand, secrétaire national CFDT, affirme que



Bien sûr, il est scandaleux de voir les spéculateurs attaquer les pays comme ils le font. Mais le plus scandaleux est qu’on leur ait laissé une place pour le faire. Jamais l’action politique avec un grand P n’a été aussi indispensable, dans un monde où les forces du marché se développent et s’organisent de plus en plus dans les différents espaces nationaux, régionaux et mondiaux.