Après le Comité d'Entreprise AG2R, c'est cette fois au tour du CE de LA MONDIALE de rendre un avis défavorable sur la nouvelle réorganisation commerciale.
Malgré une tentative de passage en force en consultant les élus lors d'une réunion exceptionnelle en plein mois de juillet, la Direction n'est pas parvenue à faire avaliser son projet.
Le projet de réorganisation commerciale avait été présenté au CE de LA MONDIALE le 6 juillet. Les élus avaient jugé ne pas être en mesure d'apprécier le réel impact de cette réorganisation et de mesurer les réelles ambitions poursuivies par le Groupe. Aussi, l'ensemble des élus du comité d'entreprise de la Mondiale, toute tendance syndicale confondue, avait refusé de rendre un avis et avait demandé un délai supplémentaire de réflexion afin de pouvoir poser des questions complémentaires.
La veille, le Comité d'Entreprise AG2R avait rendu un avis défavorable (voir article du 6 juillet)
Cependant, la direction, pressée de mettre en œuvre son projet dés la rentrée, a pris de court les élus de LA MONDIALE en les convoquant à nouveau à un CE exceptionnel le 19 juillet et en les obligeant à rendre un avis.
C'est finalement un avis défavorable sur le projet (14 contre, 4 abstentions) qui a été rendu.
AVIS DES ELUS CFDT DU COMITE D'ENTREPRISE LA MONDIALE SUR LE PROJET D'ORGANISATION COMMERCIALE
Lors de la séance du Comité d'Entreprise pris en son comité plénier du 14 Avril 2001, il nous a été présenté le nouveau projet de réorganisation commerciale du groupe AG2R/La Mondiale, sur lequel il nous est demandé à présent de rendre un avis en séance exceptionnelle de ce jour.
Nous souhaitons marquer d'abord notre étonnement par rapport à la fixation de la date de ce Comité d'Entreprise Exceptionnel, initialement remis au 1er septembre, suite à la décision du dernier Comité d'Entreprise du 6 juillet 2011 d'ajourner l'avis, afin de pouvoir poser les questions complémentaires nécessaires.
Quoiqu'il en soit, nous avons pris acte de la volonté de la Direction d'avancer sur ce dossier sans plus attendre, et relevons en conséquence les éléments suivants :
Nous souhaitons d'abord attirer l'attention sur le contexte qui préside à cette réorganisation commerciale dont l'objectif affiché par la Direction est d'abord et avant tout la création d'un Groupe unifié permettant les synergies entre les forces commerciales.
Nous rappelons que lors de l'unification du Groupe en janvier 2008 l'objectif était déjà de rapprocher les équipes commerciales et favoriser les ventes croisées.
Nous constatons aujourd'hui que les synergies commerciales ont du mal à se mettre en place et que la nouvelle organisation ne nous apparaît ni lisible ni cohérente sur l'efficacité commerciale que le Groupe est censé en retirer.
Le découpage des régions aboutit à supprimer, dans la majorité des cas, les binômes DR/ DRV, ce qui apparaît à première vue plus rationnel. Cependant, la question se pose de savoir qui va coordonner l'animation commerciale, le rôle d'un Directeur Régional n'étant en effet pas tout-à-fait le même que celui d'un Directeur des Ventes.
Dans ce contexte, est-il prévu un accompagnement pour les DR qui ne sont pas issus du MDpro ?
Nous constatons ensuite que la volonté du Groupe dans la nouvelle organisation est la création de régions plus petites de manière à favoriser la proximité des managers avec leurs équipes.
Force est de constater un certain nombre d'incohérences :
A titre d'exemple, nous pouvons relever que des binômes DR/DRV sont conservés malgré tout dans certaines régions, mais pas dans d'autres : ex. région Midi Pyrénées / Aquitaine avec un seul DR.
Pourquoi cette région n'est-elle pas redécoupée ?
La région Rhône Alpes Auvergne avec 209 salariés est divisée à l'issue de la réorganisation en une région Rhône Auvergne avec 148 salariés et une région Alpes avec 61 salariés.
Pourquoi une telle disparité ? L'équilibre entre régions n‘est donc pas forcément respecté.
Ces quelques exemples dénoncent un décalage entre les discours et la réalité de cette réorganisation et ne nous permet pas d'appréhender les vrais enjeux.
Le découpage ne doit pas se faire en fonction des hommes en place, ou en fonction des évolutions de carrière des uns ou des autres, mais plutôt en fonction d'un vrai enjeu commercial et d'un réel équilibre des régions.
En conclusion, les élus de la CFDT ne perçoivent pas, en l'état du projet, ses tenants et aboutissants et surtout ne comprennent pas ce que les collaborateurs du Groupe vont en retirer, que ce se soit en terme d'efficacité ou de mise en place d'une véritable culture commerciale commune.
Dans ces conditions, la section CFDT rend un avis défavorable et demande à ce qu'il puisse y avoir un véritable suivi de l'efficacité de ce projet, à la fois sur le dimensionnement de notre Groupe, et sur les appuis attendus par nos collaborateurs en régions.