A l'occasion du point sur la marche de l'entreprise, les élus du CE, et notamment la CFDT, voulaient interpeller la Direction Générale sur les problèmes que connait aujourd'hui la gestion chez AG2R. Faute de temps, impossible d'aborder ce sujet important pour les conditions de travail des salariés et pour la qualité de service du groupe.
La CFDT voulait intervenir sur un sujet principalement : l'outil de gestion et de recouvrement des cotisations retraite complémentaire, GRECCO.
Le point spécifique n'était pas à l'ordre du jour. Mais à l'occasion du point sur le marche de l'entreprise, le sujet pouvait être abordé.
Les élus pouvaient, de plus, s'appuyer sur le rapport de l'expert du CE, qui souligne une nette dégradation de la qualité des prestations délivrées aux clients, dans un contexte où les chantiers, notamment informatiques, se sont multipliés sur la période récente.
En juillet 2011, force est de constater que la situation ne s'est pas améliorée pour l'outil GRECCO.
Et ce n'est pas le plan de stabilisation de la gestion collective mis en oeuvre qui change nettement la donne.
En effet, ce plan s'appuie sur un renforcement des moyens humains avec l'embauche de CDD. Lorsque l'outil informatique ne fonctionne pas ou fonctionne partiellement, lorsque le réseau tombe en panne et lorsque les temps de réponse de l'outil deviennent catastrophiques, ce plan perd une partie importante de son efficacité.
Et une question primordiale reste sans réponse : pourquoi ne parvient-on pas à se sortir des dysfonctionnements importants de l'outil et quand toutes les fonctionnalités seront-elles opérationnelles ?
Le magazine d'informations INTERACTION destiné à diffuser l'actualité de la retraite complémentaire auprès des salariés des groupes AGIRC ARRCO faisait mention en mai des premiers actes de gestion sur l'Usine Retraite réalisés par NOVALIS TAITBOUT. Les collaborateurs AG2R ont eu la surprise d'apprendre que le déploiement et la migration des données se seraient déroulés avec succès. Que la gestion des adhésions, l'appel des cotisations, l'encaissement et la gestion du contentieux seraient sur les rails dans ce groupe
Pourquoi tant de difficultés chez AG2R ?
Au delà des la prise en charge des problèmes techniques, il y a certainement un point sur lequel la direction peut agir, c'est l'information aux salariés.
Et les débats au comité d'entreprise font partie intégrante de la politique de communication.
Or, faute de temps, impossible de débattre de ces questions importantes au Comité d'Entreprise.
Compte tenu de l'ordre du jour important, la réunion a débuté à 9H30 pour se terminer vers 19H.
Il devient inadmissible que le Comité d'Entreprise, lieu d'échange avec la Direction sur l'actualité et la vie du groupe, perde de plus en plus son rôle de représentation du personnel à cause d'ordres du jour trop chargés.
Bien sur, beaucoup de projets importants pour le groupe sont portés actuellement par la Direction. Mais l'information et la consultation du CE ne doivent pas en pâtir. Des réunions exceptionnelles peuvent être organisées. Il s'agit de préserver la qualité du dialogue social dans l'entreprise et d'informer les salariés aussi bien sur les succès que sur les difficultés.
Commentaires
Quelques éléments de réponse: la validation de la brique GRECCO a surtout été externalisée par le groupe AVB SOLUTIONS.
Ce groupe a été choisi, d'après le DSI de l'ARCCO, pour son expérience.
Il n'en est rien: ce groupe est très récent, les effectifs, embauchés à la va vite, montrent un net turn-over.
Le choix provient d'un copinage certain: PDG d'AVB SOLUTIONS = ancien directeur de la DSI de l'AG2R et DSI de l'ARCCO son prédécesseur à ce même poste.
Pour plus d'info, vous pouvez demander des comptes au DSI ARCCO sur le cahier d'appel d'offre pour ce chantier, (s'il y a eu un vrai appel d'offre).
Pour moi, les compétences d'AVB SOLUTION ne sont pas à la hauteur du projet.
1) le dialogue social chez AG2R qui n'est qu'un monologue de république bananière
2) le niveau de la "reconnaissance" (au sens large du terme) du travail -effectué et à effectuer - et des salariés par la direction
3) qu'on n'est pas dans le même monde ni avec les mêmes intérets (d'ailleurs, quels sont-ils pour la DG ? Certainement pas du côté du client, le vrai pas l'institutionnel! !)
4) le problème des hautes sphères, c'est qu'il y a trop de distance avec la vraie vie (la preuve avec le (futur-ex ?)nouveau réseau commercial rejeté par le CE LM.
Jusqu'où la DG ira t-elle pour s'apercevoir qu'elle fait en partie fausse route ? Les signaux de l'enquête "ma vie au travail" doivent être pris en compte et non pas servir de leurre. DD réveille toi !! Joue pas perso !!
Et le sort est le même.
Soit on le promeut en vitesse au delà de leur niveau de Peter en remerciement de services rendus à on ne sait qui, soit on les nomme à la tutelle pour y couvrir les budgets, soit on en fait des fournisseurs fidèles à défaut de compétents, soit on les lourde s'ils essaient de casser la machine à perdre.