Nous vous devons un constat en matière d'Egalité professionnelle suite à la dernière NAO (négociation annuelle obligatoire). Cela en devient consternant et cette consternation semble devenir durable. Après le développement durable nous abordons la non moins élégante consternation durable. Pour rappel : signature d'un accord Egalité hommes femmes en 2009.
3 ans plus tard ....
Effectif total AG2R : 4299 salariés
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Femmes effectif : 3007
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Hommes effectif : 1292 |
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48 % dans la catégorie des employées (1427)
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25 % catégorie employés (326) |
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34 % dans la catégorie des agents de maîtrise (1014)
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24% catégorie A.M (308) |
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18 % dans la catégorie cadres (566) |
51% catégorie cadres (658) |
Des progrès sociaux sont toujours à faire afin d'intégrer les femmes dans la catégorie cadres ou de permettre à des femmes par le biais de la formation de pouvoir accéder à des postes à responsabilités. Un rééquilibrage serait toujours à faire également pour les hommes dans la catégorie « employé » . La société n'offre pas à tous le même déroulement de carrière que l'on soit rose ou bleu.
Prenons un exemple : Un homme (un bleu) qui occuperait un emploi de gestionnaire en région, emploi rappelons le, qui n'offre que peu de perspective, à moins d'y associer une démarche extrêmement volontaire en matière de formation tout en acceptant parfois une mobilité géographique.
D'une manière générale donc, peu d'hommes accepteraient d'occuper cet emploi 20 ans en ayant comme amplitude salariale entre la classe 2 A et 3 D (déroulement de carrière proposée par l'entreprise en temps que gestionnaire non référent ) la somme de 421 €. Si ce gestionnaire (toujours bleu) devient référent (de la classe 4A à 4D) il aura pour amplitude salariale de 794 €. Nous n'incluons pas la reconnaissance individuelle du salarié ni les primes occasionnelles collectives. Nous nous basons sur ce qui est concret et pas sur de l'aléatoire.
Quel homme, à long terme, pourrait accepter ce peu d'amplitude, ce peu de perspectives de carrière en arguant le fait que « ma femme gagne bien sa vie », et que « ma priorité est ma famille » et que « l'éducation des enfants passe avant tout ». Cet homme là existe forcément, mais ne reflète pas la majorité de cette catégorie bleuté (c'est le moins que nous puissions écrire). Le rééquilibrage de cette catégorie passerait par une promesse à l'embauche de formation, un effort de la part de l'entreprise plus importante en terme de déroulement de carrière qui n'existe pas actuellement de part les paramètres ci-dessus développés -au risque que ceux-ci puissent sembler caricaturaux-. Afin de tenter un rééquilibrage des catégories sociaux professionnelles, des efforts sont définitivement à la charge de l'entreprise.
L'espoir est sans doute permis.... Un bouleversement sociétal avec pour exemple NOTRE entreprise ! Les femmes aux postes à responsabilité et l'espoir aux hommes de pouvoir accéder par le biais de la formation à leur statut promis de par leur naissance. Nous ne doutons pas un instant que si les hommes étaient majoritaires dans la catégorie employés, l'entreprise se donnerait les moyens d'accompagner ces salariés afin de ne pas entacher leur virilité.
Mais nous préférons arrêter là, ça va partir en c.... !
Commentaires
Non la planète terre ne doit un espace mondialisé par la toute puissance "relative des reproducteurs'' comme comme dans les entreprises dont notre Groupe où les ''hommes '' sont en réalité des femmes et des hommes.
Il y a encore beaucoup de travail, à nous d'éduquer nos garçons et nos filles malgré plein de batons dans les roues comme pour les personnes à mobilité réduite!
Femme = XX
Homme = XY
Soit trois X pour un Y!!! telle est la vraie vie.
Texte écrit et renvendiqué par homme (XY).
En retour je préconiserai
à titre d'expérimentation et pour permettre à notre maison d'être originale en matière de management et d'égalité professionnelle : chaque direction est managée par un binome H/F et chacun est n°1 sur 6 mois...un peu comme une "présidence à tour de rôle"; on verrait certainement une différence. Idem pour les H pour des cours de cuisine, ménage, repassage, gestion familiale,...mais la direction pourrait nous renvoyer vers le CIF...
Un métier où l'on avance pas ne peut que nous frustrer à long terme.
Nos hiérarchiques pensent à tort, que ce métier qu'ils croient "pépère", convient parfaitement à une mère de famille... Mais non Messieurs (car vous êtes majoritairement des hommes), nous ne satisfaisons pas d'un métier qui demande beaucoup de technique, qui paie mal et qui stresse !
Dans notre fonction nous ne pouvons espérer que 309 € d'amplitude salariale (de 3A à 3D), sachant que la plupart d'entre nous sont bloquées en 3B (soit 219 € à espérer en 20 ans), au secours !!!
Nous voulons avoir la liberté d'évoluer, de se former, et d'accéder à des métiers au même titre que l'homme.
Nos cerveaux ne s'arrêtent pas de fonctionner à cause d'une grossesse ou d'un congé parental, beaucoup de femmes s'engagent dans des mandats sociaux... A quand une prise en compte des activités extra-professionnelle s dans la GPEC ? Etre mère n'est pas une fin en soi qu'on se le dise !
La femme prend de plus en plus de place dans la société et c'est très bien.
Mais elle traine toujours ses casseroles derrière elle : le temps passé aux tâches ménagères, à l'éducation, à la tenue des comptes, etc.
Certes, c'est difficile pour un patron de devoir jongler avec les obligations scolaires, les temps partiels, les enfants malades, les congés maternité, les congés parentaux, etc.
Nous ne changerons jamais notre nature profonde, mais s'il vous plait Messieurs, aidez-nous un peu, notre place est à vos côtés, c'est indéniable : nous construisons le monde ensemble.