La cinquième réunion de négociation concernant les retraites complémentaires Arrco-Agirc s'est déroulée le 24 février 2011 . Alors que l'ordre du jour prévoyait de discuter des droits familiaux et conjugaux, les discussions ont porté sur le rendement et les ressources des régimes.
Le rendement correspond au rapport entre la valeur de service du point, qui conditionne le niveau des pensions des retraités, et la valeur d'achat du point, qui contribue à déterminer le niveau des droits des actifs .
Pour le Medef, il faut tout d'abord aligner les taux de rendement de l'Arrco et de l'Agirc par une moindre revalorisation des pensions versées par l'Agirc pendant un ou deux ans. La délégation patronale avance des arguments liés à la situation financière dégradée de l'Agirc et à l'équité entre régimes, compte-tenu des transferts existants. La stabilisation du rendement ou la moindre dégradation de celui-ci ne serait envisageable que sous réserve de l'équilibre global de l'accord, notamment en ce qui concerne les droits familiaux. L'opposition du Medef à l'augmentation du taux de cotisation a été exprimée en lien avec les questions liées au coût du travail et à la compétitivité.
La CFDT est favorable à une convergence des taux de rendement des régimes Arrco et Agirc mais elle exige au préalable une garantie sur la stabilisation de ce taux, qui constitue notre priorité. Le rendement doit être stabilisé durablement et aussi rapidement que possible, en utilisant une revalorisation des paramètres des régimes supérieure au taux d'inflation. Une moindre diminution du rendement n'est pas acceptable.
Pour la CFDT, la situation financière de l'Agirc doit conduire à arrimer durablement ce régime à l'Arrco afin d'apporter aux cadres les garanties nécessaires sur le devenir de leur retraite. Compte-tenu de la faiblesse des réserves de l'Agirc, son isolement mettrait le régime en grave danger.
Par ailleurs, l'augmentation du taux de cotisation ne constitue pas la solution miracle aux difficultés actuellement rencontrées par les régimes complémentaires, qu'il s'agisse de l'Arrco ou de l'Agirc. D'autant que les salariés fournissent l'essentiel des efforts impliqués par la loi de 2010 sur les régimes de base, et que la question du pouvoir d'achat se pose en cette période de crise.
La CFDT refuse, à travers un nouvel accord, d'organiser la réduction des prestations versées ou de faire des économies sur les droits familiaux de retraite. Elle veut améliorer et consolider les régimes de retraite complémentaires, en les rendant plus justes et plus solidaires.
Les premières propositions écrites du MEDEF seront soumises au débat loes de la prochaine réunion de négociation prévue le 9 mars 2011.
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