La CFDT dénonce un plan de rigueur qui n'est pas la hauteur des enjeux importants de la crise. Un plan a été élaboré sans concertation et sans prendre en compte les propositions des organisations représentant les salariés.
Au moment où la France flirte avec la récession, le Premier ministre annonce un plan de rigueur qui n'est pas à la hauteur des enjeux. Pire, selon la Commission exécutive la CFDT, ce plan « fait l'impasse sur toute mesure de relance et de soutien à l'activité et à l'emploi » : « On assiste à un saupoudrage de mesures, notamment sur les prestations sociales : santé, retraites, allocations familiales ».
Ainsi, la moindre revalorisation des allocations familiales et logement est profondément inéquitable et inefficace puisqu'elle touche les familles et les jeunes alors qu'il faudrait au contraire soutenir leur pouvoir d'achat et leur insertion. De même, la CFDT condamne « l'accélération de la réforme des retraites de 2010, déjà injuste, qui rapporte peu, inquiète les salariés et ne sert qu'à envoyer un signal aux agences de notation »
Sur la forme, La CFDT regrette que de plan ait « été une nouvelle fois élaboré sans aucune concertation avec les organisations syndicales ». Le gouvernement se prive ainsi de propositions qui font consensus pour réduire la dette, en particulier la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, qui aurait rapporté 4 milliards d'euros par an.
Dans un tel contexte la CFDT prendra contact dans les jours à venir avec les autres organisations syndicales afin d'envisager les suites à donner.