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Légère dégradation des projections du Conseil d’Orientation des Retraites

Très attendu, mais sans scoop, le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) fait toujours couler beaucoup d’encre. Notre système de retraite est un mastodonte dont la trajectoire financière ne peut dévier qu’à la marge, en fonction des hypothèses retenues. Ce travail rigoureux permet néanmoins de suivre l’évolution des grands indicateurs économiques (nombre d’actifs et de retraités, gains de productivité, niveau des pensions, niveau des cotisations…) afin de vérifier la bonne santé du système à long terme.

Dans son rapport publié le 13 juin, le COR rappelle que le système est aujourd’hui presque à l’équilibre, que son coût ne devrait pas évoluer à long terme (autour de 13,8 % du PIB) mais qu’il pourrait, à législation constante, connaître une dégradation de sa situation financière autour de 2022 pour ne retrouver l’équilibre qu’autour de 2042.

Garder à l’esprit les grands indicateurs économiques

C’est ce trou d’air dû à un déséquilibre démographique qui fait polémique, alors que le précédent rapport estimait le retour à l’équilibre autour de 2036. En plein débat sur la réforme des retraites, ce décalage de six ans est largement commenté au point de faire oublier l’essentiel. « Ce rapport nous montre une nouvelle fois que les grands indicateurs économiques du système sont solides à long terme. La CFDT s’est prononcée en faveur d’une réforme des retraites qui rende le système plus juste et plus lisible et non pour faire face à une supposée urgence économique. Le système universel ne doit pas avoir pour objectif de faire des économies au détriment des actifs ou des retraités », estime le secrétaire national chargé du dossier, Frédéric Sève

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