Attention : cet article, exact dans ses informations au moment de la publication, ne constitue pas pour autant une notice des garanties ou un récapitulatif des conditions générales opposable. Si vous avez notamment un litige concernant la définition d’une garantie ou sa mise en œuvre, nous vous conseillons de vous procurer la notice officielle ou les conditions générales du contrat auprès du service du personnel.
Sommaire :
- Les principes généraux
- Les indemnités journalières de la Sécurité Sociale
- La garantie incapacité du régime de prévoyance
- La garantie invalidité
Les garanties sociales en cas d'absence pour maladie, incapacité ou invalidité sont de deux types :
Selon le cas, les garanties conventionnelles sont couvertes directement par l'employeur ou par le régime de prévoyance.
Les garanties complémentaires à la Sécurité Sociale, versées par l'employeur (maintien de salaire) ou par le régime de prévoyance (incapacité) s'appliquent à tout le personnel, temporaire ou permanent, ayant deux mois de présence dans l'entreprise.
Le tableau ci-dessous résume les différentes garanties selon la durée continue de l'absence.
| DUREE DE L'ABSENCE | GARANTIES DE L'EMPLOYEUR | GARANTIES SECURITE SOCIALE | GARANTIES DU REGIME DE PREVOYANCE |
Jusqu'à 3 jours | Salaire entier | Aucune (carence) | Aucune |
Plus de 3 jours et moins de 90 jours | Allocation maladie complémentaire aux indemnités Sécurité Sociale maintenant 100% du salaire net. | Règle générale : indemnités journalières égales à 50% du salaire, limité au plafond SS | Aucune |
Plus de 90 jours | Aucune | Idem au cas précédent | Indemnités complémentaires à celles de la Sécurité Sociale de façon à obtenir 100% du salaire net d'activité. |
Les indemnités journalières sont des prestations versées par la Sécurité Sociale en cas d'arrêt de travail prescrit par le médecin.
Pour les percevoir, il faut remplir des conditions d'immatriculation et de durée du travail.
Ont droit aux indemnités journalières les salariés qui justifient au jour de leur interruption de travail :
De plus, lorsque l'arrêt de travail est supérieur à 6 mois, il faut justifier de 12 mois d'immatriculation et de 800 heures de travail au cours des 12 mois précédant l'arrêt, sur des rémunérations au moins égales à 2030 fois le SMIC horaire, dont 1015 fois dans les 6 premiers mois.
Les indemnités journalières sont dues à compter du 4ème jour d'arrêt, sous réserve de remplir les conditions ci-dessus.
Elles sont égales au minimum à 50% du salaire de référence, pris en compte dans la limite du plafond Sécurité Sociale.
Ces indemnités sont versées pour toute journée d'arrêt de travail, samedi dimanche compris.
A la différence des prestations dites en nature qui sont attribuées à l'assuré social et à ses ayants droits, les indemnités journalières (prestations en espèce) ne peuvent être versées qu'à l'assuré lui même.
A l'AG2R, les indemnités journalières sont perçues directement par l'employeur, dans le cadre de la subrogation, tant que le contrat de travail est en vigueur. Ceci est valable pour tous les arrêts de travail pour maladie, maternité ou accident du travail. En cas de rupture du contrat de travail, les prestations sont versées directement à l'assuré.
Ces prestations sont ouvertes à l'ensemble du personnel sous contrat de travail, ayant plus de 2 mois de présence dans l'entreprise.
Elles prennent fin soit à la date de rupture du contrat de travail, soit le jour ou l'assuré à atteint les limites propres à chacune des garanties incapacité.
Les prestations ont pour but de procurer au salarié en arrêt de travail avant son 65ème anniversaire, pour maladie ou accident, un complément aux indemnités journalières de la Sécurité Sociale à l'expiration du maintien de salaire employeur (plus de 90 jours).
Les prestations sont égales à 100% du salaire net de référence, y compris les indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale.
Le salaire de référence est égal à la somme des traitements perçus par le salarié au cours des 4 trimestres civils précédant l'arrêt de travail, y compris les primes, gratifications, 13ème et 14ème mois. Il est limité à 8 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale. Lorsque la période de référence n'est pas complète, le salaire est reconstitué.
Les prestations sont versées tant que la Sécurité Sociale verse ses propres indemnités journalières et, au plus tard, jusqu'au 1095ème jour d'arrêt, sans pouvoir dépasser :
Le total des prestations Sécurité Sociale, régime de prévoyance et, éventuellement, salaire partiel pour activité réduite ou allocations ASSEDIC, ne peut excéder le salaire net d'activité de l'assuré.
Cette prestation est ouvertesà l'ensemble du personnel sous contrat de travail, ayant plus de 2 mois de présence dans l'entreprise.
Elles prend fin soit à la date de rupture du contrat de travail, soit le jour ou l'assuré à atteint les limites propres à chacune des garanties invalidité.
Elle a pour but de procurer au salarié en arrêt de travail avant son 60ème anniversaire, pour maladie ou accident, un complément aux rentes versées par la Sécurité Sociale.
Les rentes Sécurité Sociale qui ouvrent droit à la rente versée par le régime de prévoyance sont
Si la taux d'invalidité est ou devient inférieur à 33%, aucune rente n'est versée.
Si les conditions d'ouverture de droits sont remplies, le régime de prévoyance verse à l'assuré une rente égale à 100% du salaire net de référence, y compris celle de la Sécurité Sociale.
Le salaire de référence est égal à la somme des traitements perçus par le salarié au cours des 4 trimestres civils précédant l'arrêt de travail, y compris les primes, gratifications, 13ème et 14ème mois. Il est limité à 8 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale. Lorsque la période de référence n'est pas complète, le salaire est reconstitué.
Les rentes d'invalidité sont versées mensuellement à terme échu, directement à l'assuré.
Elles sont versées tant que la Sécurité Sociale verses ses propres rentes sans pouvoir dépasser :
Pour limiter le paiement de la rente à 100% du salaire net de référence, il est tenu compte de toutes les ressources perçues par le salarié invalide, soit son salaire s'il maintient une activité partielle, les prestations versées par la Sécurité Sociale, les allocations Assedic.