La rémunération est la contrepartie du travail fourni.
Elle comprend différents éléments de base auxquels peuvent s'ajouter des éléments variables.
Les éléments de base du salaire sont dépendants de la classification de votre emploi. Les éléments relatifs à la classification sont traités dans une rubrique spécifique (vos droits>la classification des emplois)
La loi pose le principe général d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ce principe est renforcé par l'article 2 de la Convention Collective.
D'autre part, les accords d'entreprise stipulent qu'aucun abattement sur les salaires ne sera appliqué en raison de l'âge des salariés.
Le salaire brut se compose :
- du salaire de base,
- de la prime d'ancienneté,
- de gratifications (13ème mois et prime de vacances),
- d'une prime de transport,
- d'éventuels avantages en nature,
- d'éventuelles heures supplémentaires ou complémentaires,
- de primes diverses...
Le salaire de base s'exprime en euros.
L'emploi d'un salarié détermine une classe d'appartenance. Un niveau est ensuite attribué au salarié en fonction de la maîtrise exercée dans la tenue de cet emploi (voir rubrique classification).
Annuellement, un salaire minimum pour chaque couple classe/niveau est déterminé par la profession (en réunions paritaires AGIRC ARRCO). Cette rémunération minimale garantie est appelée RMMG.
A cette RMMG s'ajoute un complément individuel en €, résultant des augmentations individuelles attribuées au salarié. Le salaire de base du salarié est donc égal à la RMMG de sa classe/niveau + un éventuel complément individuel.
Un salaire minimum d'embauche est fixé par AG2R au delà des RMMG de la profession, par famille de métiers.
Exemple à compter du 1 mars 2011 :
- pour tous les collaborateurs 1411€
- pour les métiers de la gestion 1410€
- pour les métiers du CRC et des CICAS 1410€
- pour les métiers commerciaux 1522€
- pour les métiers du management 2055€
Antérieurement au 31 décembre 2008, le salaire de base était, normalement, le produit de l'indice hiérarchique (coefficient) par la valeur du point salaire.
La valeur du point salaire était fixée annuellement, après négociations, au niveau de la branche professionnelle ARRCO AGIRC et au niveau de l'entreprise.
Cependant, ce produit permettait d'obtenir, conventionnellement, des appointements minima mensuels correspondant à un horaire de travail. La direction AG2R pouvait octroyer, individuellement, un salaire de base supérieur au produit coefficient/valeur du point.
La Convention collective prévoit une prime d'ancienneté calculée sur la base de 1% de la RMMG 1A par an (voir définition d'une RMMG ci-dessus).
Cette prime d'ancienneté est limitée à :
- 20% pour les classes de 1 à 3
- 15% pour les classes de 4 à 5
- 10% pour les classes 6 et 7
- et n'existe pas pour la classe 8
Jusqu'au 31 décembre 2008, la Convention Collective prévoyait une prime d'ancienneté calculée à raison de 1% des salaires réels par années d'ancienneté, dans la limite de 20% après 20 ans.
Les droits acquis jusque 2008 sont maintenus, les droits à l'ancienneté restant à acquérir se calculent selon le nouveau système.
La prime d'ancienneté s'ajoute au salaire de base.
Elle est incluse dans le versement du 13ème mois et de l'allocation vacances.
Attention : les années 2002 et 2003 ne donnent droit qu'à 0,5% d'ancienneté. Cette particularité est due aux mesures d'allègement des coûts salariaux mises en place suite à la RTT.
Un 13ème mois est versé fin novembre. Il correspond au salaire de base plus l'ancienneté.
Une prime de vacances est versée fin mai. La période de référence est du 1er juillet au 30 juin.
Ces gratifications sont calculées au "prorata temporis" en cas d'arrivée ou de départ en cours d'année.
Cette prime s'ajoute aux autres éléments de salaire.
Deux types de primes existent (non cumulables)
Elle peut être égal soit à :
- soit un montant forfaitaire égal à 4,57 euros pour l'ensemble des salariés,
o ce montant forfaitaire doublé (donc égal à 9,15 euros) pour tous les salariés dont la résidence est à plus de 2 kilomètres du lieu de travail et résidant en dehors de la ville où sont situés les bureaux,
o la prime est versée pendant la durée légale de congés payés et est suspendue au cours du congé maternité ainsi qu'en cas de maladie supérieure à 3 mois
- soit une prise en charge de 50% du prix des abonnements de transports collectifs.
o La loi permet de cumuler les abonnements hebdomadaires, mensuels ou annuels, par exemple bus et train, s'ils correspondent au trajet le plus court entre le domicile et le lieu de travail. La loi prévoit aussi la prise en charge des frais de services publics de location de vélos.
Avant 2009, la convention collective prévoyait une prise en charge de 50% du titre de transport (carte orange) sur la région parisienne ou une prise en charge de 50% des abonnements aux transports collectifs, dans la limite de la prise en charge de la carte orange des transports parisiens.