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Covid 19 : le DRH de Malakoff Humanis décrit son plan de retour au bureau

Le 28 août le DRH du groupe Malakoff Humanis expliquait le plan de retour au bureau au journal l’Argus de l’Assurance. Détails de l’article.

La comparaison entre le plan de Malakoff Humanis et celui d’AG2R LA MONDIALE conduit à un constat : alors que les deux groupes partagent la même analyse du télétravail :

  • “le travail sur site est un facteur d’intégration sociale, de lien à l’entreprise, d’engagement et de richesse des échanges professionnels”
  • mais elles jugent aussi le télétravail comme positif à la fois pour l’entreprise et les collaborateurs. L’enjeu étant de trouver “un juste équilibre pour maintenir la dynamique du groupe”.

En revanche, l’utilisation du télétravail dans le contexte du retour sur site dans la crise sanitaire est radicalement différente. Alors que le comité de Direction Générale d’AG2R LA MONDIALE entend obliger tous les salariés à revenir sur site et à utiliser le télétravail dans les conditions “normales” de son exercice (un jour de télétravail par semaine et deux possibles après un an d’exercice), MALAKOFF HUMANIS prend en compte les conséquences de la crise et vise “le retour très progressif à la normale”.

Le groupe de protection sociale a réadapté son plan de retour au bureau en raison de la récente dégradation du contexte sanitaire. Parallèlement à ces mesures de court terme, Malakoff Humanis entend dynamiser encore davantage son accord sur le télétravail. Entretien avec son directeur des ressources humaines Emmanuel Copin.

Argus de l’Assurance : Malakoff Humanis s’était préalablement doté d’un accord sur le télétravail. Que prévoyait-il dans ses grandes lignes ?

Emmanuel Copin (Malakoff Humanis) : L’accord télétravail commun aux ex-groupes Malakoff Médéric et Humanis conclu en 2019 a été, par principe, ouvert à l’ensemble des collaborateurs de Malakoff Humanis sur la base du volontariat, avec quatre critères d’éligibilité : activité télétravaillable, autonomie dans son poste, espace et équipement technique adaptés, fonctionnement et organisation de l’équipe compatibles avec le télétravail.

Nous avions tiré un premier bilan des déploiements précédents qui était très positif : la preuve en est que le nombre de retours en arrière à l’initiative des collaborateurs ou des managers se compte sur les doigts d’une main. Le groupe, tout en cherchant à développer ce dispositif, a fixé un maximum de deux jours par semaine de télétravail. Notre conviction est que le travail sur site est un facteur d’intégration sociale, de lien à l’entreprise, d’engagement et de richesse des échanges professionnels.

Le télétravail est rapidement devenu une réalité au début du confinement. Quelles ont été les étapes du déconfinement jusqu’à maintenant ?

Les grèves de décembre ont servi de répétition générale, sans le vouloir, à une pratique intensive du télétravail : cette période nous a par exemple permis d’identifier des problèmes liés à la sécurité ou à l’équipement des collaborateurs que nous avons pu résoudre avant le confinement. Une fois le déconfinement amorcé, la vraie difficulté aura été de construire un plan de retour stable, sur le long terme dans un contexte continuellement évolutif… ce qui est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Nous avons donc fonctionné par étapes successives : nos sites et nos restaurants d’entreprise ont été ré-ouverts progressivement à partir du 25 mai. Le retour sur site a été rendu obligatoire à compter du 16 juin, avec une fréquence de deux jours sur site et trois jours de télétravail, afin de poursuivre la transformation du Groupe et d’amorcer une transition vers un retour à la normale. Nous envisagions alors un retour sur site pour tous au 1er septembre, mais le contexte sanitaire en aura décidé autrement…

Qu’en sera-t-il par conséquent ?

Le problème d’adaptation aux protocoles sanitaires revient dans l’actualité aujourd’hui, les règles changeant régulièrement avec l’évolution du contexte. Dans l’attente de la finalisation effective du protocole, le comité exécutif réuni mi-août a décidé de reprendre une approche par période et, donc, fixé un cadre pour l’ensemble du mois de septembre. Le retour très progressif à la normale va se poursuivre, avec trois jours sur site et deux jours de télétravail par semaine. Le port du masque toute la journée sera obligatoire dans le groupe dans le cadre des décisions gouvernementales, en dehors des bureaux individuels comme le précise le protocole : dans les faits, il est plus simple pour nous d’assouplir ce cadre global si d’ultimes dérogations sont prévues plutôt que l’inverse.

Le protocole sanitaire déconseille sans surprise les flex offices. Qu’en est-il chez Malakoff Humanis ?

Malakoff Humanis a lancé une expérimentation de bureaux partagés depuis 2017, qui concerne aujourd’hui environ un millier de collaborateurs. Cette logique va bien sûr faire l’objet d’une gestion sanitaire spécifique et adaptée – le protocole sanitaire national déconseillant le flex office – allant dans le sens d’une re-personnalisation des places et des divers matériels de travail.

Quel avenir pour le travail à distance dans le groupe (et dans quelles conditions) ?

Le travail à distance est, bien sûr, l’un des sujets de discussions avec les partenaires sociaux à l’ordre du jour de ce mois de septembre. Cette question doit d’abord être abordée sous l’angle du sens et de la valeur du travail, le télétravail en étant une déclinaison. Les grandes lignes de l’accord – et notamment la jauge de deux jours maximum de télétravail par semaine – semblent constituer un juste équilibre pour maintenir la dynamique du groupe. Nous aurons l’occasion d’échanger et partager nos points de vue sur ce sujet et les autres éléments paramétriques de l’accord. Pour l’heure, la pratique du télétravail dans le cadre actuel peut largement être développée : un tiers des collaborateurs du groupe le pratiquait avant le confinement. Nous avons donc un potentiel de progression important, avec un objectif d’a minima 40% de salariés en télétravail dès la fin de cette année.

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Anonyme
Anonyme
1 année il y a

Je constate encore une fois que la situation des salariés cicas AG2R n’est jamais abordée. Nous aussi nous avons télétravaillé pendant le confinement… Et aujourd’hui on ne nous l’autorise plus du tout… C’est retour à 100% sur notre site depuis le 1er juillet.

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