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Klesia et Generali se rapprochent, et AG2R LA MONDIALE reste seul.

Alors que le groupe AG2R LA MONDIALE a raté deux occasions de regroupement, une avec la MATMUT et une avec la Mutuelle Générale, KLESIA et GENERALI ont formé une alliance. Leur objectif : faire partie des cinq plus importants assureurs de personnes.

La première étape avait été il y a quelques mois un partenariat stratégique de réassurance.

Aujourd’hui, le rapprochement va plus loin.

Le groupe de protection sociale et l’assureur s’associent désormais au sein d’une entité commune, à savoir Klesia SA, avec un management commun : Christian Schmidt de la Brélie (directeur général de Klesia) et Yanick Philippon (directeur des assurances collectives chez Generali France) qui deviennent respectivement président et vice-président du directoire de cette société.

L’ambition sur le marché de l’assurance collective de personnes des deux associés est claire : devenir un leader et intégrer le top 5. En prévoyance, Klesia et Generali sont respectivement 9e et 10e tandis qu’en santé collective, Generali se situe actuellement au 8e rang et Klesia au 12e.

« Cette alliance inédite est le résultat même de cette étroite collaboration et permet de réaffirmer nos liens. Plus qu’un simple projet de partenariat, nous partageons des intérêts croisés que nous avons à cœur de porter », soulignent en commun le PDG de Generali France Jean-Laurent Granier et Christian Schmidt de la Brélie.

Et la stratégie AG2R LA MONDIALE ?

Alors que le groupe AG2R LA MONDIALE n’a pas réussi ses deux tentatives de rapprochement, une première avec MATMUT et une autre avec La Mutuelle Générale, nous constatons que le paysage de la protection sociale continue à changer et que les opérations de concentration se poursuivent.
Le groupe AG2R LA MONDIALE pourra-t-il continuer à vivre seul ?

Soyons honnête : le groupe est un acteur moyen dans le monde de l’assurance et qui, de plus, perd des parts de marché. D’autre part, le groupe ne peut pas compenser ses faiblesses par une diversification des risques. Enfin, le groupe ne possède plus les ressources financières pour se lancer dans un développement suffisant face à des concurrents plus riches.

Une stratégie de partenariat ou de regroupement pourrait être une solution. Or, les objectifs de la direction sur ce sujet sont changeants et imprécis. Après avoir affirmé que l’objectif était d’aller vers un groupe complet d’assurance de personnes et de biens, la direction n’est plus aussi claire, et elle ne parle plus que d’être un groupe de protection sociale indépendant.

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