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Négociations annuelles sur les salaires : la grande déception…

Après la première réunion de NAO du 3 mai, les organisations syndicales ont retrouvé la DRH ce lundi 17 mai 2021 pour la seconde réunion. La discussion a tourné autour du thème « comment négocier des queues de cerises », soit 0,06% de la masse salariale pour les augmentations collectives.

Après nous avoir fourni quelques chiffres complémentaires censés nous démontrer que les salariés de la nouvelle UES AG2R n’étaient pas si mal lotis, la direction a fait ses premières propositions.

LA DRH nous annonce tout de suite la couleur, le budget 2021 sera particulièrement contraint du fait : 

  1. Des mesures prévues par notre branche à hauteur de 0.25% de la masse salariale,
  2. Des changements de classe pour quelques collaborateurs soient 0.15% de la masse salariale,
  3. De l’effet report dû au décalage des négociation des NAO 2020 qui représente 0.64% de la masse salariale.

Donc avant même de négocier, la direction considère que 1,04% de la masse salariale sont déjà distribués !

Vous l’avez bien compris, nous n’avons pas encore commencé à discuter que l’enveloppe allouée pour reconnaitre l’effort collectif a déjà du plomb dans l’aile ….  

Après nous avoir annoncé ces impacts de 1.04%, la DRH a détaillé ses propositions suivantes :

Un budget 2021 de 0,21% de la masse salariale à répartir sur augmentations individuelles et augmentations collectives.

  • * 0,06% de la masse salariale pour des augmentations collectives pour les salaires < 35 000 euros annuels avec au moins 18 mois d’ancienneté.
    Cela équivaut à une augmentation de 0,4% du salaire fixe pour les salariés touchés, soit une enveloppe de 139 155 euros brut, 208 733 euros avec charges patronales.
    Cette mesure concernerait 2 217 salariés.
  • * Resterait 0,15% de la masse salariale pour les augmentations individuelles au mérite sur proposition des managers, moitié moins que l’année dernière.

 « Effet Renaudin » : un petit battement d’ailes…. 


*Effet papillon Si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher. * 

À la suite des annonces de notre Directeur général dans une vidéo disponible sur Déclic, la DRH nous a informé que la mesure se matérialisait par la prime Macron dont les montants proposés sont : 

  • Pour un salaire inférieur à 3 smic annuel = 180 euros de prime Macron sans conditions d’ancienneté. Soit pour 5 084 salariés avec un cout employeur d’environ 877 500 euros brut.
  • Pour les salariés percevant plus de 3 SMIC (non éligibles à la prime Macron), une prime exceptionnelle (chargée et imposable) de 180 euros bruts. Soit 850 collaborateurs avec un cout employeur de 226 260 euros avec charges.
     

Pour la CFDT, ces annonces ne correspondent en rien aux attentes et aux efforts fournis par les salariés depuis le début de la crise sanitaire.

En 2020, oui des efforts salariaux ont été consentis, notamment pour les bas salaires avec une NAO plutôt positive, une prime MACRON de 300 €, le déploiement du chèque déjeuner pour tous les salariés en travail à distance.

Et en 2021 ? La Direction considère que la baisse des résultats du groupe liée à la crise sanitaire  (-40%) doivent être supportée par les salariés à travers une politique salariale atone.

Pourtant la situation n’est pas aussi tendue que la direction veut bien nous l’expliquer.

« Le groupe AG2R LM est en bonne santé » cela a été réaffirmée par la présidente du conseil d’administration de la Sommitale lors des AG de début mai, sans que cela soit démenti par les membres du CODG.

On peut du coup légitimement s’interroger sur le double discours. De notre côté, nous affirmons que ce qui fait la richesse d’un groupe de protection sociale comme le nôtre, ce sont ses salariés qu’il faut à un moment récompenser correctement.

Nous souhaitons également que la prime MACRON soit en dehors des NAO et qu’elle soit une compensation forte des frais engagés liés au travail à distance par les salariés depuis mars 2020.

Face à tant de divergences de point de vue et d’analyse, la CFDT après une suspension de séance a demandé à la direction qu’un effort supplémentaire soit fait sur l’enveloppe des augmentations collectives et individuelles.

La prochaine réunion est prévue le 26 mai.

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