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Quand le CSE se penche sur la Gestion Collective Santé Prévoyance

Il a fallu pas moins de 3 réunions à la commission « métiers » santé prévoyance du CSE pour faire le tour de l’activité. Résumé des débats.

Les débats consacrés à la gestion santé prévoyance étaient très attendue pour plusieurs raisons :

  • L’évolution des métiers de cette direction est permanente ;
  • Les difficultés d’AG2RP et le sujet de l’ACPR imposent de travailler dans un contexte contraint.
  • Les conditions de travail ne cessent de se dégrader du fait des effets covid, de la baisse des effectifs (CDI et CDD) mais aussi des différentes expérimentations qui ne contribuent pas à améliorer les stocks.

Le premier débat aurait pu voir lieu en commission Economique et Financière. Il a traité du rapport ACPR et des enjeux de l’activité.

Le contexte est toujours le même depuis plusieurs années : répondre à l’équation à plusieurs inconnues pour baisser les coûts de gestion, appliquer une politique tarifaire acceptable, retrouver des marges sans toucher à la qualité tout en préservant les emplois et la pérennité de l’activité.

Le rapport ACPR pointe plusieurs anomalies de fonctionnement qui, même si elles étaient déjà connues de la direction, ont vu certainement leur correction tardive telle que la politique de souscription qui doit être resserrée. Les impacts sur les équipes commerciales ne sont pas neutres, limitant les marges de manœuvre. La pandémie, avec ses conséquences sur la sinistralité, a agi comme un révélateur des difficultés d’AG2R P qui ne datent pas d’hier. De même, la place de plus en plus importante de la sous-traitance et de la gestion déléguée comme choix stratégique d’économies, ne favorise pas une visibilité à court terme de l’activité et des emplois. En tout cas, l’ensemble des élus a estimé que ce sujet doit être débattu plus en profondeur au moins en commission Economique et Financière et au CSE.

Le deuxième débat a porté sur les projets informatiques qui auraient intéressés les membres de la commission informatique. A était fait état du suivi des projets en cours et des arbitrages budgétaires successifs dont les impacts sur les équipes mériteraient d’être analysés et partagés avec les élus. En effet, nous avons pu mieux apprécier certains éléments précisant la volonté de rattraper le retard dans le digital tout en mettant en place de nouveaux outils encadrant mieux l’activité. Là aussi, les salariés avaient déjà averti sur certaines situations dégradées comme les contrôles sur le process prestations/affiliations/cotisations. Néanmoins, ce chantier du digital ayant été lancé avec un retard important, la course de fond qui s’est engagée oblige à courir en permanence après le score. Outre le projet SKY, les élus souhaitent partager avec la direction les avancées et les impacts de la plateformisation, sujet encore nébuleux, qui ferait craindre une perte d’activité en interne et un risque sur l’emploi.

Et les collaborateurs au milieu de tout ça ? Les échanges avec la direction ont mis en évidence les attentes des équipes en termes d’accompagnement. Elles sont ballotées en permanence entre les réclamations des clients, les expérimentations, les changements continuels d’outils, leurs irritants. La souffrance au travail est présente.

La direction a indiqué ne pas passer à côté mais les élus demandent la mise en place de mesures rapides. Comme indiqué ci-dessus, les projets seront impactant mais les élus CSE ne sentent pas un grand désir de transparence quand on aborde des sujets comme celui des BIA 0 papier, la gestion déléguée ou la répartition des portefeuilles (national et local). Si la direction invoque souvent le maintien de l’emploi, en revanche, certains sujets comme GENESYS, le transfert à chaud et le débordement, le changement de CCN à traiter au national en front office ou les retours de la sous-traitance ont cristallisé leur attention avec les remontées des équipes.

A l’instar de l’observatoire des métiers, les élus attendent le partage des analyses qui conduisent aux actions décidées par la direction. Les équipes attendent un meilleur accompagnement des évolutions des outils, une meilleure prise en charge de la transmission des savoirs.

Les risques – qui sont en train de s’installer – sont une démotivation et un fatalisme grandissants des collaborateurs et des managers. N’oublions pas que la Direction Santé Prévoyance est celle qui subit le plus au sein du groupe les affres des recherches d’économies.

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