S'ENGAGER POUR CHACUN, AGIR POUR TOUS

Recul de l’âge de la retraite : une folie et un risque démocratique

Le chef de l’État recevait le 6 juillet les numéros un des organisations syndicales et patronales représentatives pour un tour d’horizon des sujets mis sous le feu des projecteurs par la crise. L’idée d’une réforme des retraites à la rentrée est, sans surprise, rejetée par la quasi-totalité des partenaires sociaux.

Depuis qu’il a remis le sujet dans le champ politique, au début juin, évoquant à l’occasion d’un déplacement dans le Lot de possibles décisions « difficiles », le chef de l’État voit enfler le débat autour d’une réforme des retraites.

C’est peu de dire que la réaction des partenaires sociaux était attendue sur ce sujet à l’issue de la conférence sociale. Quel que soit le mode de réforme retenu (paramétrique ou systémique), « il y a une quasi-unanimité pour dire que prévoir une réforme des retraites à l’automne serait une folie », résumait Laurent Berger à sa sortie de l’Élysée.

Pour faire face aux défis démographiques, l’âge moyen de départ à la retraite a été régulièrement augmenté – la loi Touraine de 2014 programme une hausse de la durée de cotisations jusqu’à quarante-trois ans (172 trimestres) pour les générations nées en 1973 ou après.

« Il n’y a pas de voie de passage à l’automne pour quelque mesure que ce soit d’augmentation de la durée du travail sur l’ensemble de la carrière. Prendre des décisions aujourd’hui est plus que prématuré, c’est hors de propos dans la période que nous sommes en train de vivre, avec, je le dis, un réel risque social et démocratique. »

Sur ce point comme sur les autres sujets, le chef de l’État devrait clarifier sa position dans le courant de la semaine prochaine.

5 1 voter
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
1 Commentaire
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
PAS DE RECUL DE L AGE DE LA RETRAITE
PAS DE RECUL DE L AGE DE LA RETRAITE
3 jours il y a

S’il y a des mouvements sociaux à la rentrée…(et il y en aura sans aucun doute), j’en serai ! Il est inconcevable dans la période actuelle de rallonger le temps de travail quand on voit tous les jeunes qui cherchent à travailler et le nombre de salariés après 55 ans restant au chômage ! Pour le financement, que le gouvernement tape là où il faut ! Mais certainement pas sur “toujours les mêmes” !!!